envoyé à Ouest-France et aux journaux locaux

Les AFC de Vendée déplorent deux nouvelles attaques directes contre la famille.

Le congé parental d’éducation ne peut en aucun cas être assimilé à un « immense gâchis » (déclaration de N. Sarkozy le 13 février). Il est inique de réduire ce congé parental à un an pour toutes les femmes, sous prétexte que certaines ont de réelles difficultés à retrouver un emploi. Le gouvernement doit continuer d’organiser les conditions d’un libre choix, et assurer aux citoyens le droit fondamental d’éduquer leurs propres enfants pendant ces trois années fondamentales de la petite enfance.

De plus, les AFC de Vendée s’inquiètent vivement du projet de loi qui vise à substituer le mot « parent » à celui de père et de mère, et à donner un statut pour les « tiers qui vivent au domicile d’enfants dont ils ne sont pas les parents », selon les termes de M. Sarkozy.

Derrière la volonté louable de faciliter le quotidien des familles recomposées, ce projet de loi est particulièrement dangereux pour la société et pour les enfants. En effet, demain, un enfant pourrait avoir un père, une mère, et plusieurs « parents » au fur et à mesure de la vie affective de ses parents biologiques. Or, les enfants ont avant tout besoin de repères stables pour se construire.

Les enfants qui n’ont pas la chance de grandir dans une famille constituée de leur père et de leur mère biologique, ont, plus que d’autres, besoin que soit renforcé le lien parental à défaut de lien conjugal. Or, le statut de « beau parent » risque fort de reléguer le parent biologique aux oubliettes, puisque ce dernier ne sera plus indispensable pour la prise de décisions concernant l’enfant au quotidien….Des pères et des mères vont devoir se battre encore plus pour avoir le droit d’exercer l’autorité parentale sur leurs propres enfants ! Un enfant n’est pas un objet d’autorité, mais un sujet qui a « le droit de connaître ses parents et être élevé par eux. » (Article 7 de la convention internationale des droits de l'enfant).

C’est pourquoi les AFC de Vendée demandent au gouvernement d’utiliser la loi du 4 mars 2002 qui permet déjà à un tiers de se voir déléguer l’autorité parentale, si nécessaire. Mais en aucun cas de généraliser, ni d’organiser cette pratique à grande échelle. L’État doit bâtir une véritable politique familiale ambitieuse, respectueuse de l’enfant, pour permettre à la famille, « cellule de base de la société », de répondre aux défis qui l’attendent.

Réponse de la Confédération nationale

Merci beaucoup de cet envoi et de ce dynamisme local.

Je profite de ce message pour vous indiquer les actions que nous avons entreprises sur la question.

Après les différents contacts avec les ministères concernés, nous avons adressé hier aux 577 députés français un courrier ainsi que deux notes : l'une commentant l'avant-projet de loi sur "l'autorité parentale et les droits des tiers", l'autre, qui date de 2008, explicitant les réserves que nous inspiraient alors le projet de "statut de beau-parent". Cet envoi fait suite à un premier envoi mi-février à une soixantaine d'élus nationaux sur le même thème faisant à la fois état du fait que nous avions été sollicités sur l'avant-projet et des propositions et réserves exprimées dans ce cadre.

Cet envoi nous a permis de constater que plusieurs de ceux auxquels nous avions écrit étaient preneurs de renseignements précis et argumentés. Nous allons adresser à l'ensemble des présidents et responsables ces documents afin qu'ils les relaient aussi de leur côté, comme cela a été fait pour le travail du dimanche, l'éco pastille, avec des effets plutôt positifs.

Bonne et sainte route vers Pâques.